Le marché publicitaire des médias

Malgré un contexte politico-économique incertain et des conflits internationaux amplifiés, le marché publicitaire global maintient sa croissance au premier trimestre 2026. Les recettes publicitaires nettes de l’ensemble des médias atteignent 4,275 milliards d’euros, soit une progression de +3,1% par rapport au premier trimestre 2025.
Cette dynamique positive est principalement soutenue par la croissance du digital, en hausse de +9% sur la période (source : estimation France Pub sur périmètre Observatoire epub SRI-UDECAM).
Dans la continuité de l’année 2025, le premier trimestre 2026 est marqué par un ralentissement du marché qui a particulièrement impacté les recettes nettes des cinq médias (télévision, cinéma, radio, presse et publicité extérieure, incluant leurs recettes digitales) qui s’établissent à 1,437 milliard d’euros, en repli de -4,8% par rapport au T1 2025.
Les recettes nettes digitales de la télévision, de la presse, de la radio et du DOOH, qui atteignent 256 millions d’euros, affichent une croissance soutenue de +8,7% par rapport au T1 2025. Au sein du digital media, les formats audio (+21,3%) et vidéo (+14,2%) se distinguent particulièrement, poursuivant leur progression et confirmant leur attractivité.

VOLUMES ET PORTEFEUILLES D’ANNONCEURS PAR MÉDIA

Le marché publicitaire compte 46 633 annonceurs, dont 25% présents sur les 5 médias et 87% en digital. Avec 40 690 annonceurs actifs, le digital reste très concentré : 4% d’entre eux réalisent 80% des investissements. Le social rassemble 23 797 annonceurs, avec des usages encore peu diversifiés puisque 57% n’activent qu’une seule plateforme sur les 5 étudiées. Le retail media search sur Amazon compte 4 656 annonceurs et se caractérise par une forte exclusivité, près d’un annonceur sur deux est absent des autres leviers mesurés.
Les volumes publicitaires reculent pour l’ensemble des 5 médias : la durée diminue en TV linéaire (-14,5%) et en radio (-2,2%), la pagination de la presse print est en net repli (-11,8%), tandis que les portefeuilles annonceurs se contractent en cinéma (-8,1%) et en publicité extérieure (-1,6%).